Quoi prioriser dans Honoré-Mercier

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Samuel Leduc-Frenette
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La députée Paulina Ayala ouvre les portes de son nouveau bureau

Au cours des prochains jours, L’Informateur publiera au www.linformateurrdp.com une série de priorités politiques mises de l’avant par Paulina Ayala, la nouvelle députée néo-démocrate d’Honoré-Mercier. Élue le 2 mai, elle a récemment reçu le journal dans ses nouveaux bureaux pour parler immigration, logement social, jeunesse, environnement et transports. Cette semaine, l’immigration.

La députée néo-démocrate d’Honoré-Mercier, Paulina Ayala, veut aider les nouveaux arrivants dans leur intégration. (Photo: Alarie Photos)

Les nouveaux locaux dans lesquels Mme Ayala reçoit le représentant du journal sont situés près de l’intersection de la rue Beaubien et du boulevard Les Galeries-d’Anjou. Ils donnent ainsi accès à deux lignes d’autobus, dont une qui rejoint le quartier Rivière-des-Prairies, dans la partie nord de la circonscription.

Les bureaux de la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) sont aussi près de ceux de la députée d’Anjou et ministre du Travail Lise Thériault. Est-ce un hasard? Pas vraiment, si on en croit ses propos. Car elle désire vivement collaborer avec Québec et Montréal dans la réalisation de ses priorités.

L’immigration

Cette collaboration sera nécessaire notamment en matière d’immigration, qui est une compétence partagée entre les gouvernements fédéral et provincial au Québec.

Si l’intégration des nouveaux arrivants est importante aux yeux de Mme Ayala, cette question est rapidement escamotée au cours de l’entretien au profit de la réunification familiale, qui est plus dans l’air du temps. Surtout depuis le séisme en Haïti en janvier 2010.

« Quand il y a une famille en Haïti, et que le papa et la maman sont morts, et que la tante ici veut parrainer ses neveux et ses nièces, elle n’a même pas de papiers parce que les bureaux ont été détruits dans le tremblement de terre », dit-elle. Il faut donc, selon elle, s’adapter à cette nouvelle réalité.

« Le gouvernement canadien a accepté 4000 familles haïtiennes qui doivent arriver ici au Québec, ajoute de son côté Toby Lamontagne, son attaché politique. Le problème, c’est que sur ces 4000 familles-là, il y a très peu d’informations qui sont communiquées du fédéral au provincial et du provincial au communautaire pour déterminer qui sont ces familles, quand elles vont arriver, où elles vont s’installer. De ce nombre, un grand pourcentage va être dans Rivière-des-Prairies, dans Anjou et dans Montréal-Nord. »

Le NPD veut d’ailleurs élargir le parrainage des réfugiés à une personne de plus. Cet élargissement ne répond actuellement pas aux critères du gouvernement, qui stipule que seuls des membres d’une famille rapprochée peuvent être réunis.

Avec les ressources du bureau et du ministère on est capables, dans chaque cas, de trouver une solution. Il faut vraiment faire ça très vite parce qu’il y a des gens qui attendent depuis deux ou trois ans. -Paulina Ayala

Mme Ayala veut aussi faciliter la venue de réfugiés d’autres pays. Et cela avec l’aide des organismes communautaires. « Un cas, au hasard. Une femme qui a vécu une situation de détresse dans son pays et qui peut être victime de “féminicide”. Elle ne peut pas faire une demande de résidence indépendante parce qu’elle est mariée. Qu’est-ce qu’on fait? Il faut aller chercher un organisme communautaire qui va s’occuper aussi de ce dossier-là et demander de l’aide humanitaire et [s’occuper] de la famille de la dame, indique-t-elle. Parce que la personne toute seule, elle ne peut pas faire ça. C’est très complexe. »

Le bureau n’est même pas ouvert officiellement, que déjà des citoyens se bousculent pour lui demander conseil. C’est du moins ce qu’elle affirme. « Il y a même des gens des autres circonscriptions qui sont venus nous demander de l’aide », lance-t-elle en guise de preuve.

Première femme latino-américaine élue au parlement canadien, sa popularité ne se dément pas au sein de la diaspora d’Amérique latine. Elle veut d’ailleurs favoriser l’obtention de visas pour ceux qui veulent visiter leur famille au Canada. À cet égard, elle a déjà fait les frais de la bureaucratie canadienne.

« Moi-même, l’année passée, j’ai été opérée et j’ai demandé que quelqu’un de la famille vienne m’aider. [Comme personne] ne pouvait m’aider, j’ai trouvé une copine psychologue qui s’occupait de son papa. Évidemment, ils ne lui ont pas donné le visa. Et pourtant, elle a payé et tout, dit-elle d’un air abasourdi. Il a fallu que j’engage quelqu’un […] et que je m’endette. »

La nouvelle députée, porte-parole pour les Amériques et membre du comité permanent pour les affaires étrangères est déjà prête à se jeter dans le feu de l’action. « Avec les ressources du bureau et du ministère on est capables, dans chaque cas, de trouver une solution, promet-elle. Il faut vraiment faire ça très vite parce qu’il y a des gens qui attendent depuis deux ou trois ans. »

C’est donc avec empressement qu’elle attend la rentrée parlementaire le 19 septembre à Ottawa.

Lieux géographiques: Boulevard des Galeries d’Anjou, Anjou

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